Catégories
Uncategorized

ROI et NPV (retour sur investissement et net present value)

   Le retour sur investissement (ROI: return on investment, retour sur investissement) est un calcul visant à démontrer, qu’après un certain temps, l’investissement que vous réalisez va vous rapporter beaucoup plus que ce que vous dépensez.

Pour le quantifier, trois principales entités entrent en jeu:

  • le facteur temps
  • le montant de l’investissement
  • le gain réalisé

Le gain réalisé

Le gain réalisé correspond aux économies que vous allez réaliser grâce à votre investissement: il peut s’agir d’un gain en productivité, d’une réduction des dépenses et achats, d’une augmentation de vos ventes rentables.

Par exemple , un logiciel peut vous permettre de passer deux fois moins de temps sur une activité. Le coût de votre activité est donc réduit de moitié dès que vous êtes formés et l’utilisez. Ou encore, un progiciel permet de réduire de 10% les temps de coordination d’une équipe de 100 personnes (*). Alors, chaque personne dégage 1 dixième de son temps pour ses activités principales. L’économie réalisée correspond au travail à temps plein de 10 personnes, qui peuvent dès lors se concentrer pleinement sur leur cœur de métier.

L’investissement

Le montant de l’investissement peut se décomposer en deux principaux paramètres : le CAPEX (coût ponctuel) et l’OPEX (coût récurrent). Par exemple si on achète un logiciel 100 000 € en CAPEX, on aura un OPEX de 20 000 € par an au titre de la maintenance évolutive, corrective, et du support qui est proposé. Ou encore si on loue un logiciel 5 000 € par mois (SaaS), maintenance et support inclus, il n’y a pas de CAPEX. Enfin si on achète un meuble neuf, il n’y a quasiment pas d’OPEX (hormis le temps que l’on passera à l’entretenir).

Le facteur temps

L’échelle de temps est ponctuée par le lancement du projet et le point mort, comme l’illustre le schéma ci-dessous:

Jean-Michel Lucas 18 mai 2018 ROI et NPV

A inflation nulle, le retour sur investissement (ROI) commence donc à opérer après le point mort, c’est à dire le moment d’équilibre entre l’argent investi et les économies réalisées.

Quant au NPV (net present value), il s’agit simplement de se dire: en cas de statut quo, donc si vous retardez votre investissement, vous décalez le point mort et décalez donc d’autant l’encaissement des gains nets cumulés réalisables.

Jean-Michel Lucas

©2018-2024

(*) lire mon article : Tableurs, solution durable ?

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »
Jean de La Fontaine
Catégories
location SaaS software as a service Uncategorized

SaaS : Software As A Service ?

  Utiliser à titre gratuit, louer ou acheter, telle est la question …

La production d’un logiciel mobilise des moyens : d’abord naît l’idée, puis la conception, les spécifications, la réalisation, les tests, et ce que l’on appelle la mise en production.

Le fait même d’évoquer succinctement ces étapes implique qu’un travail est réalisé. Et comment est-il alors possible que la gratuité des logiciels – progiciels, App(s), et autres utilitaires- soit si répandue ?

D’abord parce qu’il existe des supports matériels aux logiciels (smartphones, tablettes, ordinateurs) dont le coût inclut bon nombre d’entre eux. Ensuite parce qu’il existe également des communautés de bénévoles qui contribuent à cette production. Enfin parce que les publicités financent certaines productions en contrepartie d’une visibilité de leur contenu au sein du logiciel.

Ayons également en tête l’Etat et les Institutions publiques, qui proposent l’utilisation gratuite d’outils financés par l’impôt et les cotisations obligatoires. Et, bien sûr, les entreprises qui mettent à disposition des particuliers ou de leurs clients de l’informatique les aidant et les fidélisant.

C’est extraordinaire : de quels autres types d’outils bénéficiez-vous sans que cela ne vous coûte ?

C’est paradoxal : comment envisager un avenir du logiciel, donc une production et une maintenance, sans qu’aucun ne daigne le financer ?

La gratuité du logiciel est une illusion. Chacun doit en prendre conscience ; on lit si souvent la question « qui connait un logiciel gratuit qui … ? ».

Alors, évoquons ici trois modalités de sa commercialisation : 

  • Le modèle freemium
  • La location
  • L’achat

Le modèle freemium consiste à mettre à disposition de l’utilisateur, gratuitement, une partie des fonctions de l’outil logiciel, puis de proposer, moyennant un loyer ou un achat, une version plus complète de l’outil. C’est une bonne possibilité de faire découvrir l’outil au plus grand nombre tout en pariant que cet investissement sera rentabilisé par une extension payante de son usage. Son succès est lié à la popularité, l’addiction ou l’impérieuse nécessité.

La location est de plus en plus répandue et classique : c’est le fameux « Software As a Service -SaaS-« , le « logiciel comme un service », dont les modalités de mise en œuvre sont définies par un loyer (le plus souvent mensuel) et une durée d’engagement (le bail).

L’achat est également toujours possible et sera généralement assorti d’un contrat de maintenance (évolutive et corrective) et d’un contrat de support. Typiquement le montant d’exécution ces contrats – non obligatoires – est, pour une annuité, de l’ordre de 20% du montant de l’achat.

Bien sûr, il conviendra d’analyser les avantages et inconvénients de ces modèles, à la fois pour les éditeurs mais aussi pour leurs clients.

Vu par l’éditeur, le SaaS permet la génération de revenus récurrents et une visibilité sur l’activité de l’entreprise pour plusieurs années.

Pour le client, le SaaS permet de s’équiper sans trop réduire sa trésorerie voire devoir faire appel à l’emprunt.

Les critères pertinents de décision sont multiples : durée de l’engagement, coût de l’abonnement (mensualité), nombre d’utilisateurs, évolutivité. 

A suivre …

Jean-Michel Lucas

©2018-2024

sharps_pixley_gold_bar_combibar_gold.jpg